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Illustration :  The Internet

Je vous invite tout d’abord à ne pas hésiter à commenter les articles à partir de votre expérience, vos ressentis ou votre érudition.

Vous pouvez suggérer des améliorations pour le site sur le forum, dans la rubrique “site feedback” :

discourse.utpicturaphilosophia.org

Pour notifier les coquilles et autres libertés orthographiques un fichier collaboratif en accès libre est disponible ici (merci Charbel).

Les contributions peuvent être rédigées en commentaires ou bien envoyées par e-mail à l’adresse :

utpicturaphilosophia@protonmail.com

Elles peuvent être de trois types :
– article (à envoyer uniquement par e-mail)
– dossier thématique (me contacter par e-mail)
– ressources web : contribution à la rubrique “Network” ainsi qu’aux “Dossiers thématiques” existants (en commentaires ou par e-mail)

Si vous me les envoyez par e-mail, merci d’indiquer ce « type » dans l’intitulé de votre e-mail ; par exemple : « Article - (le titre de votre article) » ou « Ressources web - Contribution bibliographique au dossier “Patriarcat” ».

Je vous remercie par avance chacune et chacun pour toutes vos contributions, même les plus minimes!


Écrire un article

Ligne éditoriale

Je ne souhaite pas que ce blog se restreigne à un unique format de texte, calqué sur la pratique universitaire de la philosophie. Ainsi, non seulement des textes n’appartenant pas à la tradition philosophique sont les bienvenus mais aussi des formats d’écriture divers (témoignage personnel, poésie, nouvelle, etc.). Toutefois, il faut bien fixer une limite à ce que j’accepterai ici, simplement par soucis de cohérence et en vue de la construction d’une réflexion collective qui prenne sens. Je ne sais pas très exactement « ce que je veux » sur ce site, ne pouvant imaginer la créativité des auteur·trice·s qui me proposeront des textes ; en revanche, je sais très clairement ce que je ne veux pas. Ainsi, c’est surtout négativement que je sélectionnerai les textes que j’accepterai sur ce blog.

Ce qui n’a pas sa place ici

  • Les articles d’opinions. Ceux-ci ne travaillent pas au niveau des concepts : ils se contentent d’énoncer des propositions sans enchaîner les concepts utilisés dans un raisonnement. Un article d’opinion n’interroge pas les concepts qu’il met en œuvre et n’explicite pas leur signification ; il ne décrit pas la perspective à partir de laquelle il pose ses affirmations mais se contente d’affirmer brutalement ses vues, faisant appel à des constatations du sens commun. Un extrait d’un article du Monde sur le véganisme donne l’exemple de ce qu’il ne faut pas dire : « cette nouvelle foi végane a pourtant le vent en poupe (le glacier Amorino vient de sortir des sorbets 100 % végans), portée par des arguments imparables – lutte contre la souffrance animale, préservation de la planète, principes éthiques – qui s’attachent plus à détruire un mode de vie séculaire qu’à décrire un futur végan ». « Foi végane » mais qu’est-ce que donc que ce concept? En quoi une démarche éthique comme le véganisme s’apparente-t-il au phénomène de la foi? Quelle définition de la foi suppose cette affirmation : foi comme croyance, foi comme transcendance ? « Qui s’attache plus à détruire un mode de vie séculaire qu’à décrire un futur végan » : pourquoi? Comment ça un « mode de vie »? Pourquoi le véganisme ne serait pas un « mode de vie » si la consommation de viande en est un? Bref, nulle trace d’un quelconque raisonnement dans ces lignes – plus, dans cet article. On note au passage l’absence criante d’arguments factuels : pour justifier ce ras de marée végan, l’auteur cite un pauvre exemple, le glacier Amorino…en quoi le fait que celui-ci lance une glace végan prouve-t-il une tendance mondiale??

  • Les articles idéologiques. Un article de ce type peut certes présenter un raisonnement construit et une attention aux concepts qu’il utilise, il reste prisonnier d’une perspective qu’il n’interroge pas et surtout, d’une tradition intellectuelle dans laquelle il s’inscrit tout entier. Un tel article « répète », il n’apporte rien de neuf, nulle réflexion propre, personnelle. Les textes militants donne souvent l’exemple – malheureusement – d’une telle pensée, comme ce texte marxiste sur le capitalisme : « Cependant, comme certains nous ont fait la critique, nous n’avions expliqué dans aucun numéro ce que signifiait en détail, pour nous, les classes, ce que nous entendions par prolétariat et bourgeoisie, ce que signifie la lutte des classes et surtout, quelle importance nous donnons à toutes ces réalités. » Fort bien, nos auteurs vont nous expliciter leurs concepts. Le problème, c’est que ce sont des concepts éculés. Tout l’article qui suit cette affirmation ne montre qu’une chose : les deux concepts qu’il met en œuvre, le prolétariat et la bourgeoisie, ont été posés a priori, simple répétition du dogme marxiste, avant même de s’interroger sur leur réalité actuelle. Le raisonnement plaque sa grille conceptuelle sur la réalité, cherchant après cela des éléments susceptibles de justifier son découpage du réel.

  • La « pensée des autres » et les commentaires sans but… D’une façon générale, ce que je demande aux auteur·trice·s sur ce blog est qu’elle·il·s pensent par elles·eux-mêmes et développent des réflexions personnelles. Cette singularité du propos est plus importante que la qualité de la réflexion : il n’est pas grave de « se planter », de développer des raisonnements avec lesquels on se retrouve plus tard en désaccord. Bien au contraire, ce « work in progress » est la meilleure preuve d’une pensée personnelle, d’une pensée en mouvement, vivante. Il est plus que jamais essentiel, à notre époque de crises majeures, de créer de la pensée et cela ne peut se faire qu’en se détachant des penseurs·ses antérieurs : il faut larguer les amarres et voyager au large, suivant les aléas de la navigation… Il n’est pas interdit d’apporter sur ce blog la pensée d’auteur·trice·s qui nous forment et nous alimentent : commenter un livre que l’on vient de lire, le concept d’un·e auteur·trice qui nous a marqué, etc. Mais toujours en vue de la construction d’un raisonnement propre, en rapport à une analyse inédite d’un phénomène actuel. Mon article sur Aristote et la démocratie est un exemple d’un commentaire acceptable…

  • Des textes purement esthétiques ou narratifs. Les textes poétiques, narratifs ou fictionnels sont les bienvenus, à la condition qu’ils soient en lien avec les axes de réflexions que nous menons sur ce blog, définis par les “dossiers”. Par exemple, un témoignage personnel mettant en lumière un mécanisme des agressions sexistes, même seulement implicitement, est bienvenu dans la ligne de réflexion sur le patriarcat. En revanche, un témoignage sur l’expérience de la découverte d’une culture exotique suite à un voyage au Pérou est hors sujet (tant qu’il n’existe pas un dossier “Voyage…”!). Une poésie sur l’Anthropocène sera toute indiquée à l’inverse d’une poésie romantique… Un pamphlet sur les politiques gouvernementales actuelles trouvera sa place dans le dossier sur le néolibéralisme mais à propos du racisme d’état, pas encore, tant qu’un dossier sur le racisme ne sera pas créé. Bref, des textes libres oui, mais en lien avec les réflexions que nous mènerons parallèlement sur ce blog.

Les règles du « bon texte »

Pour résumer, voici quelques éléments permettant de cerner ce que j’attends d’un texte intelligent et créatif.

  • Un bon raisonnement définit ses concepts. Non qu’il faille absolument définir le moindre concept que l’on mette en œuvre, mais impérativement ses « concepts-clé ». Si je dis : « le néolibéralisme met en péril la liberté de pensée par une normalisation toujours plus grande de la société », il n’est pas nécessaire de définir ce que j’entends par « normalisation » ou « société », du moment que j’utilise ces mots dans leur acception la plus courante, en revanche, il est impératif de définir le terme de « liberté de pensée » et de « néolibéralisme », bien qu’en l’occurrence ce dernier soit défini dans un dossier tout entier consacré à son analyse et qu’il ne soit pas en conséquence nécessaire de le redéfinir dans un texte particulier.

  • Un raisonnement est un raisonnement argumenté. Lorsqu’on affirme un énoncé faisant appel à des éléments factuels, par exemple « l’intégration dans une économie globale accroît la concentration des agents économiques », on le justifie par des arguments factuels. Ici, il faudrait fournir des statistiques ou bien des exemples factuels (par exemple l’apparition des supermarchés remplaçant les épiceries locales d’antan) qui puissent justifier et illustrer l’augmentation de la concentration d’agents économiques suite à une intégration des marchés locaux dans un marché global.

  • Un argumentaire est un argumentaire sourcé. Toute affirmation factuelle doit être sourcée : on donne un chiffre? On cite la statistique dont il est issu et on en fournit la référence ou le lien internet. On fait appel à la pensée d’un·e auteur·trice? On cite l’ouvrage. La seule exception réside dans les exemples généraux qui peuvent être constatés par tou·te·s. Par exemple, si j’affirme que les zones commerciales d’aujourd’hui présentent toutes la même architecture de taules ondulées, on m’épargnera le soin de rechercher une étude sur la question, tant l’évidence de cette affirmation peut être constatée par chaque lecteur·rice dans sa localité.

  • Une pensée doit rechercher la cohérence et se réfléchir elle-même. Toute pensée s’inscrit dans une certaine perspective que l’on porte sur le monde, sur un certain nombre de présupposés, de postulats et de choix stratégiques que nous faisons et sur lesquelles nous nous construisons. Il est important de faire apparaître ce « cadre conceptuel » qui détermine nos raisonnements particuliers, afin de permettre aux lectrices et lecteurs de juger de celui-ci par elles·eux-mêmes. C’est aussi important pour la pensée elle-même, qui doit prendre conscience de son arbitraire et de ses limites, pour mieux les dépasser et consolider son analyse.

  • Une pensée doit être ancrée dans l’expérience. C’est à partir de l’expérience, qu’in fine, toute pensée est produite. Les auteur·trice·s se complaisant dans « l’abstraction » ne font, finalement, que se reposer sur l’expérience d’autres qui les ont précédé·e·s : une tradition littéraire ou intellectuelle par exemple, série de textes qui, si l’on remonte à son origine, fait appel à l’expérience directe du monde par des êtres humains. Il est essentiel, pour ne pas s’enfermer dans la pensée passée, de revenir toujours à l’expérience directe du monde qui est le nôtre, aujourd’hui.

  • Les « textes libres » que j’accepterai ici devront « donner à réfléchir ». Dans l’ensemble et pour résumer l’exigence de ce blog, celle-ci tient en un mot : réflexion. Ce blog se pense en quelque sorte comme une « machine à penser », une « usine à réflexions » ou un tableau géant, qui se veut collectif. Ainsi, je demande à ce que chaque texte qui paraîtra ici soit comme une touche de pinceau venant constituer la peinture indéfinie que nous construirons collectivement…

 

M'envoyer le texte

 

Pour faciliter la mise en ligne des textes, je demande simplement que l’on m’envoie ceux-ci accompagnés d’un certain nombre d’informations qui me sont nécessaires à la création d’un post. Je fournis en lien téléchargeable un modèle type à compléter et j’explique ci-dessous chacun des éléments à remplir.

Je vous demande tout d’abord de compléter un certain nombre de champs se présentant sous le format ci-dessous.

author: le nom ou les initiales qui apparaîtront comme l’auteur·trice de l’article. Vous pouvez ne rien mettre et l’article sera alors signé du terme « Anonyme ». Néanmoins, je préfères que vous inventiez un pseudonyme ou signez d’initiales, afin de différencier les textes les uns des autres et ne pas les amalgamer dans une catégorie unique de textes anonymes.
title: le titre de l’article, de 50 caractères maximum.
date: la date d’écriture de votre article.
meta: le sous-titre, de 50 caractères maximum.
short: ce qui apparaîtra dans la description de l’article dans la “preview” de celui-ci sur la page principale du blog ou les pages regroupant les articles sous des catégories, par exemple les dossiers thématiques. Le (grand) maximum de cette description est de 600 caractères.
mini: la même description que “short” mais plus courte, pour les formats d’écran plus petit, comme sur mobile. Texte maximum de 200 caractères.
dossiers: éventuellement, le titre du dossier du blog auquel vous souhaitez que soit rattaché votre article. Si vous souhaitez créer un nouveau dossier, consultez la rubrique correspondante ci-dessous. Vous pouvez ne pas remplir ce champs.
categories: la liste des mots clés avec lesquels vous désirez que l’article soit référence dans l’“index des matières” du blog. Je me laisse le droit de modifier ou ajouter des mots clés à vos suggestions.
tags: la liste des mots clés avec lesquels vous désirez que l’article soit référence dans l’“index des noms propres” du blog. Je me laisse le droit de modifier ou ajouter des mots clés à vos suggestions.

Suit ces données le corps du texte de votre article. J’apprécierai que vous respectiez certaines règles de format d’écriture qui me faciliteront la tâche pour la mise en ligne : tout d’abord, de séparer les paragraphes par une ligne vide, ensuite, de ne pas multiplier les titres (pas de titres à chaque paragraphe par exemple, pas de “petit 1”, “1.b” etc.), enfin, d’écrire les guillemets sous la forme française « » plutôt qu’à l’anglaise “”, et les tirets isolants une proposition sous la forme de tirets longs – et non pas -. Citez les sources dans le textes sous forme de notes de bas de pages (ou entre parenthèses si vous ne savez pas faire autrement). Lorsque vous citez un·e auteur·trice, donnez bien sûr son nom, le titre de l’ouvrage et l’année de parution. Lorsque vous citez un article, le titre de l’article et son auteur·trice, le titre de la revue/du journal, le numéro de celle-ci et la date du numéro concerné. Lorsque vous donnez une source disponible sur internet, comme une vidéo ou une page web, donnez l’adresse web complète du lien (il doit être fonctionnel). Si vous souhaitez afficher des images dans le corps du texte, il est inutile de les importer dans votre éditeur de texte. Envoyez-moi le lien web des images que vous souhaitez afficher ou joignez-moi les dans l’e-mail que vous m’enverrez.

Au-delà des citations dans le corps du texte, vous pouvez (et je vous y invite!) spécifier, à la fin de votre texte, une bibliographie ou des ressources supplémentaires (vidéos, articles, sites webs, etc.) pour inviter le·a lecteur·rice à investiguer plus avant le sujet de votre article. Ces liens seront affichés dans la rubrique “Pour aller plus loin” en dessous du texte de l’article sur le blog.

Enfin, il vous faut me fournir l’illustration que vous souhaitez afficher pour votre article et qui apparaîtra sur le blog accompagnant son titre. Vous pouvez pour cela soit me donner le lien vers une image web, soit me joindre l’image elle-même dans l’e-mail que vous m’enverrez. Dans tous les cas, l’image doit répondre à certaines caractéristiques. Elle doit être en grand format, avec une largeur minimum de 1200 pixels. Par ailleurs, il faut comprendre que l’image affichée sera de forme rectangulaire, fortement allongée : en effet, qu’elle que soit sa largeur, elle sera affichée avec une hauteur de 400 pixels. Autrement dit, suivant le découpage que je réaliserai, son format final sera de 1200x400 ou 1400x40 ou 1600x400, bref, du 1 pour 3 ou 1 pour 4 en ratio hauteur/largeur. En conséquence, pour que l’image que vous choisirez ait un sens, la scène qu’elle décrit doit se dérouler en longueur. Un tableau carré par exemple ne sera pas compréhensible, puisque je serai contraint d’en découper seulement le centre et de rogner le haut et le bas de l’image…

Tout cela fait, vous êtes invité·e à m’envoyer votre article et toutes les données associées par e-mail.

Modèle-type d’article :

.docx        .odt        .pdf


Ressources web collaboratives

Rubrique “Network”

Pour apporter vos contributions à cette rubrique, il suffit de m’envoyer par e-mail les liens des ressources que vous souhaitez de transmettre. Vu qu’il ne s’agit que de ressources web, il suffit de copier-coller les adresses url des pages web correspondantes. Dans le cas de blogs et de sites, l’url de la page d’accueil ; dans le cas des vidéos, l’url de la vidéo.

Si vous voulez bien m’épargner un petit quart d’heure à chaque fois, je vous encourage à me faire parvenir, accompagnant les liens, une courte description pour chacun d’eux, d’un maximum de 800 caractères.

Dossiers thématiques

Chaque dossier comporte une bibliographie et un ensemble de ressources web ; elles sont naturellement collaboratives. Pour ajouter des ouvrages, envoyez-moi les références sous la forme “Prénom Nom, titre, année de publication”. Pour les ressources web simplement les liens web. Vous pouvez joindre pour chaque lien une courte description de 200 caractères maximum, si vous avez à cœur de m’épargner quelques minutes de mon temps…


Proposer un dossier thématique

Il est possible de proposer de nouveaux dossiers thématiques. Toutefois, il ne s’agit alors pas de simple contributions à un contenu collaboratif, mais d’une implication légèrement plus poussée, puisqu’il s’agit de créer un « pôle de recherche » à part entière. Pour qu’un dossier puisse être constitué, il faut qu’il puisse structurer suffisamment une problématique de recherche pour susciter un flux de réflexions. Il est donc nécessaire de le travailler et de le penser suffisamment pour qu’il puisse être porteur. Je demande donc un texte un présentation entre 20 000 et 30 000 caractères (40 000 max ; négociable), au minimum deux articles d’ouverture (3 ou 4 sont encore mieux), qui serviront à impulser une direction à la réflexion ainsi que quelques ressources web et bibliographiques (4-5 de chaque suffisent, mais autant qu’il vous plaira…). Néanmoins, avant de vous lancer dans l’écriture de tous ces textes, je vous invite à me contacter premièrement pour que nous discutions de vos idées, en m’envoyant un simple e-mail m’expliquant rapidement celles-ci. Je suis très ouvert à de nouvelles thématiques de réflexions, surtout les plus originales, néanmoins, je me réserve le droit de refuser certaines propositions.

Je pense qu’une réflexion philosophique féconde est ancrée dans l’expérience, c’est pourquoi je refuse les thématiques qui seraient issues d’une tradition intellectuelle « abstraite », comme par exemple « Le problème de la vérité », « liberté et nécessité », ou « l’Art », bref, les habituels poncifs d’une philosophie surannée. D’une façon générale, ce blog tente de saisir la singularité historique qui est la nôtre aujourd’hui et les grands enjeux de notre temps. Il s’agit d’être sur la brèche et d’explorer les nouvelles tendances qui meuvent nos sociétés, au lieu de regarder dans le passé et de ressasser de vielles questions… Bien sûr, les sujets des dossiers se doivent d’être assez large pour ouvrir de véritables chantiers de réflexion et rendre possible la créativité de la pensée. « La lutte des classes » est par exemple un sujet trop réduit, le dossier correspondant serait plutôt « La capitalisme ». « Le vivant » un sujet trop abstrait et on préférera par exemple « Êtres vivants : la question nouvelle des non-humains ». « Le Nouveau Monde d’Internet » est un bon sujet. « L’expérience de notre corps » aussi. « Chaman·e·s et rêves » est trop restreint, en revanche un sujet du style « Mondes oniriques » devrait trouver sa place. « Les représentations » est un sujet trop vaste, « La représentation » (comme concept philosophique) un sujet trop abstrait, « L’imaginaire comme dimension du social » se rapprochant d’une thématique acceptable…


Écriture inclusive

La langue française présente une particularité qui devrait étonner n’importe qui la regarde avec un minimum de bonne foi : non seulement les mots sont genrés, mais le masculin l’emporte systématiquement sur le féminin. Un tel fait n’est bien sûr ni le résultat d’un hasard ni un phénomène anodin. La langue et les mots que nous utilisons étant intimement liés avec nos représentations, une telle grammaire ne peut que charrier les imaginaires patriarcaux avec elle. Si l’on s’attelle à déconstruire ces représentations, il est indispensable et inévitable de déconstruire de même la langue que nous utilisons. Par ailleurs, il me semble personnellement que la transformation des règles de la langue française en faveur d’une parité féminin/masculin va dans le sens de la logique la plus élémentaire et une meilleure intelligibilité. C’est donc dans une approche pragmatique et engagée que j’ai décidé d’utiliser l’écriture inclusive dans mes écrits. Toutefois, cette écriture, encore en germination, est loin d’être fixée à l’heure actuelle. Je prendrai donc la liberté de participer activement à l’élaboration de procédés d’écriture et de règles de grammaire. L’écriture inclusive devient dès lors un processus dynamique de création, réinventant la langue et se réappropriant ses règles. C’est là un aspect qui rends encore plus intéressant – je le pense – la pratique de l’écriture inclusive.

Le principal problème auquel se confronte l’élaboration de l’écriture inclusive est qu’elle est seulement écriture justement, au lieu d’être parole. Or la langue évolue toujours d’abord à l’oral avant d’être transcrite dans l’écrit, ce qui rend une évolution partant de l’écrit pour une part artificielle. Il s’agit donc de réfléchir à la rendre la plus fluide possible, mais aussi pourquoi pas à créer de nouveaux vocables oraux qui permettront de faire évoluer la langue dans sa globalité et non seulement dans son écriture. Avant dans se lancer à cœur joie dans les néologismes, je crois que l’écriture inclusive est tout d’abord une attitude face au genre dans la langue : il s’agit d’interroger ses automatismes bien souvent arbitraires et d’adopter une vigilance dans nos manières de nous exprimer, oublieuses toujours du féminin, d’autant plus fortement lorsqu’on est un homme. Au lieu de vouloir appliquer une seule nouvelle règle qui pourrait être l’inclusivité systématique de tous les termes (le fait de les écrire à la fois au masculin et féminin, comme « humain·e »), je préférerai multiplier les procédés d’expression divers et variés. Je listerai ici certaines « règles », certain procédés que j’utilise. Je vous invite naturellement à faire de même, bien que cela ne soit nullement obligatoire pour les textes publiés sur ce blog, ainsi qu’à me faire parvenir vos idées d’écriture inclusive et vos créations linguistiques…

Procédés paritaires : deux méthodes alternatives

Afin de restaurer la parité dans la langue, il est possible soit de dédoubler chaque terme genré par l’écriture inclusive, soit d’utiliser alternativement des termes féminins et masculins. Je pense en effet qu’en terme de résultat global, cela revient au même, l’objectif n’étant pas d’instiller le féminin partout mais simplement de restaurer une égalité d’occurrence des terminaisons féminines et masculines. J’utiliserai les deux pratiques en fonctions des circonstances.

Accord du participe passé et des adjectifs

La première règle qu’il me semble essentiel de modifier est la règle d’accord du participe ainsi que des adjectifs, particulièrement absurde dans la langue académique. Aucune bonne raison ne justifie la primauté du masculin. Il serait naturellement tout aussi absurde d’accorder systématiquement au féminin. Il serait possible d’instaurer des règles rigides par exemple d’accorder le genre avec le dernier nom commun avant le participe. il serait aussi possible d’utiliser systématiquement l’inclusivité (·e), mais c'est là conserver en quelque sorte le primat du masculin puisque que le féminin n'est qu'un ajout après un ·, un à côté. De plus, ce serait toujours emprisonner la langue dans des règles arbitraires et abstraites, dénuées de sens. Afin donc non seulement de restaurer la parité des genres mais plus encore de rendre la langue plus signifiante, je considère que l'accord du participe doit être utilisé comme un outil producteur de sens : autrement dit, du choix du genre de l'accord émergera un sens particulier donné à la phrase. L'accord du participe est donc fonction du sens de la phrase et non d'une règle générale et systématique. Par exemple, dans la phrase « la Tour Eiffel, la Seine et un bistrot présentent une certaine unité, pouvant être considérées comme des parties d'un tout », l'accord au féminin est bien sûr beaucoup plus logique qu'au masculin, vu qu'il s'accorde au féminin de « partie » ainsi qu'il correspond à la majorité des noms communs listés précédemment. Dans la phrase « les relations, le mouvement, le devenir, etc. sont chargées d'une moindre teneur ontologique », l'accord au masculin pourrait sembler plus logique, vu que deux noms communs sur les trois précédents sont masculins et plus encore, se trouvent en position terminale ; néanmoins, l'accord au féminin, ici choisit délibérément, permet de faire référence au nom féminin « relation », placé dès lors comme sujet principal de la phrase. Dans les deux cas précédents, l'accord concerne des noms communs d'objets et non de personnes, or bien évidemment dans ce dernier cas, l'inclusivité est porteuse d'un autre sens. Le genre utilisé à propos des objets n'est que peu signifiant, puisque les objets n'ont bien sûr pas de sexe ; en revanche, les personnes étant genrées, il est essentiel de ne pas faire disparaître cette diversité dans le primat du masculin. Ainsi, lorsqu'une liste de noms désignant des personnes présente à la fois des féminins et des masculins ou bien même des neutres, j'utiliserai l'écriture inclusive systématiquement. Par exemple dans la phrase « les danseuses et les musiciens sont créatif·ve·s, tout comme les philosophes sont pensif·ve·s » (« les philosophes » pouvant être femmes comme hommes...). Pour résumer :

L'accord du participe passé et des adjectifs est libre en référence à des noms d'objets

Il est toujours inclusif en référence à des noms de personnes, noms propres ou bien noms communs faisant référence à des groupes d'humain·e·s

Accord des noms communs

Les noms communs faisant références à des groupes humains se doivent autant qu'il est possible d'être inclusifs. Par exemple : « les chefs et les cheffes sont... » ou « les professeur·e·s du... »

Cas particuliers

Certains noms ont une forme qui peut être assimilée à un neutre, du fait non seulement de ne pas avoir de forme au féminin mais aussi d’avoir néanmoins une consonance peu masculine voire féminine. Par exemple le terme de « philosophe » ou encore celui de « journaliste ». Ceux-ci peuvent bien sûr être utilisés au féminin comme au masculin (un journaliste ou une journaliste, un·e philosophe…). Certains noms peuvent être considérés comme neutres du fait de la difficulté de leur trouver une forme féminine ou masculine, par exemple « médecin » (« une femme médecine » n’étant pas disponible !).

Les noms concernant l’espèce humaine en général pose problèmes. Le terme « homme » pour désigner l’être humain est naturellement exclu. Mais par quoi le remplacer? Le terme « être humain » pose problème vu qu’il est lui aussi exclusivement masculin. Le terme de « personne » est féminin, le terme de « gens » masculin au singulier, féminin au pluriel mais celui-ci est peu usité enfin le terme d’« individu » masculin. On a donc là une prédominance du masculin, puisque seul le terme de « personne » est spécifiquement féminin. Il est donc possible soit d’ouvrir certains termes au genre féminin, soit d’utiliser alternativement différentes terminologies. Le terme être et individu semblent être possiblement féminisés : « les êtres humaines », « une individu ». La consonance est bizarre, mais pourquoi pas. Il est sinon possible d’utiliser d’autre termes alternativement : « l’espèce humaine » par exemple ou « l’humanité », féminines, pendants du « genre humain » ou de « l’être humain », masculins.

Certains termes méritent d’être réhabilités, comme le terme d’autrice. Il existait avant que l'Académie française ne vienne supprimer le terme au XVIIe siècle.

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